- Enjeu
- L’industrie spatiale européenne fait face à une pression concurrentielle inédite. L’arrivée de nouveaux acteurs — SpaceX en tête — oblige ArianeGroup à revoir en profondeur sa structure de coûts industriels pour rester compétitif sur les marchés des lancements commerciaux.
- Méthode
- Plutôt que de partir en mode projet ouvert, j’ai imposé un sprint de cadrage de deux jours, réunissant les parties prenantes métiers, IT, data et ingénierie. Objectif : aligner tout le monde sur la vision produit, identifier les deux parcours utilisateurs critiques et produire les premiers livrables de conception — avant d’engager la moindre ressource de développement.
- Livré
- Sprint de 2 jours → vision produit, personas, wireframes validés par toutes les parties prenantes
SpaceX change les règles. ArianeGroup doit réduire ses coûts. Vite.
L’industrie spatiale européenne fait face à une pression concurrentielle inédite. L’arrivée de nouveaux acteurs — SpaceX en tête — oblige ArianeGroup à revoir en profondeur sa structure de coûts industriels pour rester compétitif sur les marchés des lancements commerciaux.
Parmi les leviers identifiés : la gestion des composants et pièces utilisés dans les différents projets et usines, en France et à l’étranger. Des dizaines de sites. Des centaines de systèmes. Des catalogues qui ne se parlent pas.
Une même pièce. Dix références différentes. Dix prix différents.
Les composants n’étaient pas standardisés entre les sites et les systèmes — ce qui forçait les équipes à recréer des références qui existaient déjà ailleurs.
Concrètement : une même pièce pouvait exister sous plusieurs références dans différents systèmes PLM, avec des prix d’achat différents, des fournisseurs différents, et parfois des contournements de processus pour recréer ce qui existait déjà dans un autre catalogue.
Le résultat : une multiplication des références, des coûts d’achat gonflés par la fragmentation, une supply chain complexe à piloter — et aucun outil pour faire le lien entre ce qu’on utilisait et ce qu’on aurait pu réutiliser.
2 jours de sprint pour cadrer. Puis livraison progressive jusqu’en production.
Sprint de cadrage — 2 jours, 4 parties prenantes, 8 wireframes
Plutôt que de partir en mode projet ouvert, j’ai imposé un sprint de cadrage de deux jours, réunissant les parties prenantes métiers, IT, data et ingénierie. Objectif : aligner tout le monde sur la vision produit, identifier les deux parcours utilisateurs critiques et produire les premiers livrables de conception — avant d’engager la moindre ressource de développement.
Conception de la solution — rapprochement PLM + plans 3D
L’enjeu technique : concevoir une interface capable d’automatiser le rapprochement entre des composants utilisés dans un produit et un catalogue standardisé existant — en s’appuyant sur les données PLM et les plans 3D. La solution suggère des remplacements, rationalise les références et guide l’acheteur ou l’ingénieur vers le composant standardisé le plus proche.
Itérations et mise en production — sur plateforme low-code
Après le sprint, itérations successives pour affiner les exigences fonctionnelles et les parcours. Définition d’un UI Kit et de guidelines UX pour assurer la cohérence sur la plateforme low-code. Fonctionnalités livrées progressivement en collaboration avec les équipes techniques et métiers — jusqu’à la mise en production des premières briques.
Cadrer vite pour livrer juste.
Sur un projet avec autant de parties prenantes — métiers, IT, data, ingénierie — le risque principal n’est pas technique. C’est de partir dans des directions différentes pendant 3 mois et de découvrir les désalignements trop tard.
Le sprint de cadrage en 2 jours n’est pas une formalité : c’est l’outil le plus efficace pour transformer des enjeux flous en décisions partagées, et des intentions en wireframes validés. En 48 heures, on a produit plus d’alignement que n’en aurait généré 3 semaines de réunions.
- Sprint de 2 jours → vision produit, personas, wireframes validés par toutes les parties prenantes
- Solution de rapprochement PLM + 3D conçue et livrée progressivement en production
- Standardisation des composants facilitée — identification automatique des références similaires
- Outil low-code déployé et adopté par les équipes métiers industrielles
- Réduction des coûts d’achat et de la complexité supply chain à terme (rationalisation du catalogue)
- 2 parcours critiques + 4 variantes couverts dès le périmètre initial — extensible aux autres sites
